dimanche 13 décembre 2009

Journal d'un adolescent attardé. #2

J'aime bien parcourir des livres et des comics dans lesquels je peux m'imaginer sans bégaiements d'une timidité révolue, mais qui me colle parfois encore aujourd'hui dans la panade par piqûres de rappels. Un monde d'images et de papiers où tout est mélangé, là où je peux me débarrasser de crétins qui se transforment une fois hors de ma vue en "coins" comme dans Super Mario Bros; là où les monstres et les cauchemars peuvent être rangés dans une bibliothèque après consultation, un monde où l'on a qu' à suivre un chemin de briques jaunes pour s'accomplir.

Je me sens aussi presque super rebelle. Je n'aime pas les groupes, je suis comme un Pee Wee Herman ou un Batman, un "loup solitaire", un hors-la-loi non conventionné, clairement plus un joueur de tennis que de football, mais de toutes façons je ne suis pas sportif. Et puis, je peux être clairement capable de dessiner ou écrire des saloperies, si je veux. Mais bon, j'apprécie pourtant quand mes images plaisent. Et finalement, j'aime bien rencontrer des gens qui me ressemblent, tout en cultivant une certaine différence, ce que les français appellent "un petit plus de je ne sais quoi" (à prononcer avec le parlé français d'un américain d'un film des années 60, ça fait plus classieux, et oui je sais je suis français aussi, c'est pourquoi je suis snob aussi). C'est bien pour l'égo, rassurant en cas d'échecs, consternant lorsque je regarde plus loin que le bout de mon nez.

Et même si j'ai sûrement une famille de vampires qui logent dans une maison à côté de chez moi; même si je culpabilise toujours d'un rien ou d'un tout, ou simplement parce que sans méchanceté aucune, je me demande vraiment comment un homme doté de demis bras peut lacer ses chaussures, je ne peux me résoudre qu'à ce seul constat : "je suis définitivement un adolescent attardé."

En plus, le fils de Luke Skywalker a trouvé cool que je dessine son portrait et un sketch sur lui via Facebook, et en a parlé autour de lui, peut être même à table un soir chez son père si ça se trouve. Woa. Quelle histoire. Et le mien de fils, je lui prête mes lightsabers. Son of a geek. (Oui, en partenariat avec ma snobiness, j'use parfois de mots rêvés américains.)

Décousu?

Extraits illustrés (cliquez pour agrandir) :















To be continued...

A.

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